Prothèse totale

« La spécialité de la prothèse adjointe totale : une discipline toujours actuelle »


La dentisterie depuis ces dernières années a fait des progrès très importants, dans toutes ses disciplines, dont bien-sûr la prévention, et la prise en charge des maladies parodontales (atteinte des gencives et de l’os de soutien des dents).
Ces progrès ont amené une diminution importante de la perte des dents de nos patients ces dernières années, et c’est une très bonne chose.
 

Après 30 ans de dentisterie généraliste, implantologie et parodontie :

J’ai choisi de mettre mon énergie, toutes mes compétences et mon expérience dans cette discipline de la prothèse totale amovible, avec la possibilité de stabilisation grâce à  des implants.
Cette discipline est exigeante, nécessite de solides connaissances des techniques, des matériaux, mais avant toutes choses de son patient, sa psychologie, son anatomie, son parcours dentaire, et ses attentes.
Cette discipline met l’accent sur un véritable travail d’équipe praticien-patient lors des phases de confection et d’intégration fonctionnelle de la prothèse, mais aussi une équipe praticien-prothésiste lors de la confection physique de cette dernière.

 

Quand a ton recours à cette discipline vu les progrès des techniques en soins dentaires ?:

1- Avec l’allongement de la durée de la vie de nos patients, des renouvellements d’anciennes prothèses sont nécessaires et parfois avec des anatomies de « crêtes édentées » très réduites du fait de la résorption osseuse. Notre savoir faire en empreintes fidèles anatomo-fonctionnelles avec des prothésistes spécialisés dans cette discipline prend alors tout son sens.

 

2- Cas d’implantologie ou greffes osseuses impossibles ou contre indiquées :

De même certains patients édentés souhaitant avoir recours à l’implantologie ne peuvent être pris en charge.
En effet, pour des raisons médicales (cardiaques, anticoagulants oraux, etc.), des raisons financières, certaines greffes osseuses (augmentation du volume osseux de la crête édentée avant pose d’implants), ou certains traitements implantaires même plus simples ne peuvent être réalisés en toute sécurité pour le patient.
La prothèse adjointe totale réalisée dans les règles de l’art apporte une réelle solution thérapeutique à un véritable problème clinique.

 

3- Parodontite agressive  ou des cas de polycaries : Un autre cas clinique se présente à nous parfois, ou la parodontie (traitement des gencives) n’arrive pas à endiguer certaines maladies de la gencive et de l’os de soutien appelées dans ce cas « agressives », voire des cas de caries multiples très délabrantes.
Là également, la prothèse adjointe totale, permet de pallier à cette infirmité de façon immédiate lorsque les extractions multiples sont décidées.
Le patient peut dans ce cas bénéficier d’une prothèse totale juste après les extractions, ce qui « limite » cette infirmité. La prothèse totale est alors gardée nuit et jour pour favoriser la cicatrisation et de garder la fonction. Des ajustages sont ensuite nécessaires au cabinet.

 

4- Cas de cancers bucco-pharyngés : là également, le dépistage précoce de ces formes de cancers et les progrès colossaux dans leur prise en charge, fait souvent appel à la prothèse adjointe totale.
En effet, dans les zones de chirurgie et de traitement par radiothérapie, les extractions multiples sont souvent indiquées.
De même, les connaissances prothétiques permettent d’aider son patient à retrouver une fonction la plus correcte possible, parfois aussi avec des artifices spécifiques.

 

5- En implantologie : cette discipline nous aide grandement lorsque les crêtes osseuses sont très faible, mais avec encore du volume en secteur antérieur, le recours à des implants judicieusement placés, permettent de stabiliser une prothèse adjointe totale, notamment à la mandibule.
 

Pour résumé, cette discipline exigeante et complexe permet de pallier à un édentement complet quand d’autres solutions ne peuvent être appliquées.
 

Bien sûr, il nous faut rester MODESTE, car cela reste une prothèse qui ne reproduira jamais complètement ce que la Nature nous avait donnée esthétiquement et fonctionnellement.
Cependant, en prenant du TEMPS en rendez vous, une bonne participation de notre patient lors des empreintes fonctionnelles, avec un bon prothésiste, un choix adapté de matériaux, la prothèse prend alors forme dans la phase de confection.
Puis elle prend « vie » dans la cavité buccale de notre patient fonctionnellement et esthétiquement, avec de la bonne volonté de s’y adapter au sein de plus de  50 muscles périphériques.
 

« Une bonne amie qui vous du bien » : Le patient dans une « phase d’intégration et de traitement »  comme une «  kinésithérapie » secondé par le clinicien, apprend à se servir de sa prothèse totale en mastiquant d’une façon spécifique, à parler et à sourire avec.
Des ajustages spécifiques sont alors réalisés par le praticien pendant cette phase de traitement prothétique. Il faut bien garder à l’esprit que ce dispositif médical réalisé sur mesure, est un TRAITEMENT qui nécessite en plus de la patience de son apprentissage, des réglages issus de l’expérience clinique du praticien.
 

Je vous présenterai dans une seconde lettre d’informations, les matériaux que j’utilise ainsi que les techniques spécifiques anatomo-fonctionnelles pour enregistrer les maxillaires pendant les empreintes.
 

Indispensable :
Avant toute confection d’une prothèse, réalisation de votre devis, et recueil de votre consentement éclairé,  je réalise toujours une longue première consultation spécialisée, afin de bien vous connaître, et analyser avec l’aide de photographies les différents paramètres avant de commencer.

« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement mais s'observe avant tout avec précision ».